Les cosmétiques de rue sont cancérigènes

cosmetique_rouge_a_levre_mascara

Au marché, dans les embouteillages, dans tous les recoins de la ville : les marchands illicites de produits cosmétiques inondent toutes les rues de la capitale. Ils sont innombrables du côté d’Analakely, de Soarano et de Behoririka. Hélant les passants, ils proposent leurs marchandises à un prix imbattable. Cependant, ces produits représentent un véritable danger pour la santé.

Rouge à lèvre à partir de 200 et 300 ariary, maquillage à 1.000 ariary, parfum à partir de 3.000 ariary, shampoing, lotion pour le corps ou les cheveux proposée à des prix qui défient toutes concurrences, etc. La plupart de ces produits sont des contrefaçons des grandes marques mondialement reconnus. Des soi-disant produits de Dior, de Chanel et d’autres grands noms du monde de la cosmétique y sont vendus à des prix plus que bradés.

Pourtant, ces produits représentent un véritable danger pour les usagers qui se laissent appâter par ce commerce illicite et non moins dangereux. 

« Ces produits peuvent causer de véritables dégâts sur le corps humain, allant des réactions allergiques au cancer. Il ne faut pas oublier que des études menées par des spécialistes à l’étranger ont déterminées que ces produits sont souvent composés de substances qui ne suivent pas du tout les normes et standards internationaux, dont des substances toxiques et/ou cancérigènes. Sans parler des produits périmés. Pour les cas les plus sévères, ça peut même conduire à la mort à petit feu. Danger pour les voies respiratoires, la peau, le cuir chevelu, entre autres : tout le corps y est exposé et peut y passer » a indiqué un médecin spécialiste en dermatologie dans un Centre hospitalier et universitaire de la capitale.   

Pour sa part, une gérante d’une grande boutique représentant et distributeur d’une grande marque de produits cosmétiques n’a qu’un conseil à donner:

« Il est juste impensable qu’une quelconque grande marque en cosmétique de renommée mondiale puisse vendre ses produits à des prix comme ceux proposés dans les rues à Madagascar. Sinon tous les peuples du monde entier viendront chez nous pour s’en procurer. Je tiens à profiter de l’occasion pour lancer un appel aux différents responsables étatiques malgaches : vous êtes complices de ce qui pourra arriver si vous continuez à rester de marbre face à cette situation alarmante » a-t-elle déploré.

  • Nicolas

    On pourrait économiser sur le planning familial en en vendant plus dans les bas quartiers et les plages…(humour noir)