Marchés publics de la Capitale : la concurrence balayée d’un revers de main

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Les uns voient en l’élection de Lalao Ravalomanana une bonne chose pour la Capitale, d’autres pensent le contraire. Pour beaucoup, son avènement est perçue comme un moyen pour son conjoint, Marc Ravalomanana,  ancien Président de la République, de se refaire après ses déboires de 2009. En tout cas, si la Commune d’Antananarivo bénéficie d’un crédit pour la réhabilitation de ses rues, on peut être sûr que les marchés reviendront en grande partie à Alma et Ccm, les sociétés de travaux publics et de construction de Marc Ravalomanana.

L’ancien président essaie de tempérer. « Le  maire est ma femme. Je ne laisserai jamais les rues de la Capitale dans ce piteux état ». Il annonce au passage qu’il a des partenaires allemands et sud africains. Vraisemblablement il s’agit respectivement de Philipp Holzmann Company et de Wbho Construction. Des compagnies qui étaient déjà ses partenaires lorsqu’il était encore au pouvoir avant 2009.

Plus d’un milliard d’Ariary d’investissement personnel

A première vue, les intentions de Marc Ravalomanana sont donc louables, mais voilà, l’annonce a été faite lors d’une visite de ses sociétés de construction à Ambohimangakely. Il n’est donc pas écarté que ce sont ses sociétés Alma et Ccm, en partenariat avec Philipp Holzmann Company et Wbho Construction qui se chargeront de bons nombre des travaux de réfection des rues de la Capitale. Sitôt que Marc Ravalomanana a été élu maire d’Antananarivo en 2000, la société Alma a fait ses premières armes dans la réhabilitation de l’avenue Mohamed V, qui longe le stade du collège Saint-Michel et le lac Anosy

En tout cas, il ne sera pas chose aisé pour l’ancien Président Marc Ravalomanana de faire croire que refaire les routes de la Capitale sera pour lui pur acte de philanthropie. Et cela surtout quand on sait qu’il a dépensé plus d’un milliard d’Ariary, de sa propre fortune, lors de la campagne de propagande, pour faire élire sa femme.

Il est donc temps pour l’ancien Président Ravalomanana de rentabiliser son investissement. Aussi, pour les sociétés de construction il ne faudrait pas trop compter sur l’ouverture de marchés publics de la Capitale. Le gré à gré sera sans doute la règle.

  • Assami Patrick Fantadraza

    Ben, s’il réussira à améliorer les routes de la capitale, je ne vois pas où est le problème, peu importe avec qui il travaille.