Opération « coup d’arrêt » : déjà des morts du côté des forces de l’ordre

coup_d_arret L’opération « coup d’arrêt » ferait déjà état de neuf morts du côté de la Gendarmerie. Pour leurs frères d’armes – considérant que ce phénomène est d’origine politique – ces hommes seraient morts pour rien.

Neuf gendarmes seraient déjà morts durant l’affrontement avec les voleurs de zébus dans le cadre de l’opération « coup d’arrêt », d’après une source auprès du corps même. On ne sait pas encore si ces hommes sont issus des forces spéciales en renforts, ou des éléments territoriaux.

Un ennemi sous estimé

De vrais « pros ». Les forces de l’ordre n’auraient plus affaire a de simples dahalo mais à des guérilleros, des hommes formés pour la guerre. « Etudiant les impacts de leurs tirs, on en déduit que ce sont des hommes formés pour ça. Le plus étonnant, c’est qu’ils utilisent des fusils d’assaut, des armes lourdes qui ne devraient pas se retrouver entre les mains des civils », souligne cet officier.

Ces dahalo auraient des kalachnikovs de type AK-M et Fac (fusil d’assaut chinois). Les forces de l’ordre se demandent encore où, et chez qui ces voleurs de zébus se les sont procuré. « C’est fort probable que des gens – qui ont intérêt à ce que l’insécurité règne – les fournissent en armes. On soupçonne que ce phénomène soit d’origine politique », craint fort notre source.

100 000 Ariary d’indemnité pour 30 jours

Ar 100 000 par tête. Voilà la somme perçue par ces éléments de la Gendarmerie partis pour l’opération « coup d’arrêt », prévue durer 30 jours – mais qui est susceptible d’être rallongée selon les faits.

« Normalement, les indemnités sont à Ar 50 000 par jour, soit Ar 1,500 millions pour les 30 jours. Pour cette opération, comme aucun budget n’a été prévu, ils n’ont eu droit qu’à Ar 10 000 par jour », fait savoir notre source. Le plus désolant et qui fâche les concernés, c’est que l’Etat ne leur a versé que l’équivalent des dix jours, Ar 100 000 au lieu de Ar 300 000. « Certes, on a fait le serment de donner notre vie pour la nation, sans rien en retour. Mais avec une somme pareil, on peut dire que nos frères sont morts pour rien », se désole cet officier.