PORTRAIT – Bilal Tarabey : reporter correspondant Madagascar chez RFI, auteur, photographe et musicien

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Ceux qui écoutent RFI Afrique ont sûrement déjà entendu sa voix. Originaire de la France, il est passé par Paris, Los Angeles et Mexique pour atterrir, en 2011, à Madagascar. Bilal Tarabey a connu Madagascar pour la première fois en cours d’ethnomusicologie à l’université en regardant un documentaire sur les orchestres de « Tsapiky », vers 2003. Sans se douter qu’il allait y vivre un jour…

Huit ans plus tard, après être revenu de Los Angeles, il suit sa compagne, une journaliste franco-malgache, dans la Grande Ile : « Quand on s’est rencontré à Paris, elle était sur le départ pour Madagascar, dans un mélange d’opportunité professionnelle et de retours à ses racines. En résumé, elle était en mode « miverina ». Pour ma part, à cette époque (en 2011),  j’étais en mode « tout sauf Paris » ». À l’époque, il avait du mal à s’accommoder au mode de vie et au monde du travail parisiens, qui n’avaient rien à voir avec ce qu’il a connu à Los Angeles. Tout cela l’a poussé à partir. 

Ecriture, photographie et musique

« Mauvais sportif, maladroit et nul dans les chiffres », comme il se plait à dire lui-même, Bilal Tarabey est un touche-à-tout qui jongle entre l’écriture, la photographie et la musique. Il est journaliste correspondant de RFI à Madagascar et l’auteur du livre « Madagascar Dahalo ». Très intuitif, il se dit incapable de travailler dans un bureau et de suivre des horaires fixes. Se promener, discuter avec les gens ou fredonner des lignes de jazz l’aideraient à faire du bon travail.

« Tout m’inspire »

Pour ses créations, photos ou livres, tout inspire Bilal Tarabey. « La ville m’inspire plus que le reste. Les environnements urbains, le tracé des rues, les visages des gens, l’architecture, les lumières, tout ça me donne envie de photographier. Les histoires des habitants, les anecdotes, les blagues, ça me donne envie d’écrire » affirme-t-il.

Quelques membres de son entourage trouvent d’ailleurs que ce musicien émérite réfléchit trop. Il avoue même en faire des insomnies, réfléchir s’avère impossible à éviter, à « arrêter » pour cet amateur de jazz. Il assimile cela à son mode de fonctionnement. «Mon problème principal, c’est de donner la priorité à une activité par rapport à d’autres, pour éviter de tout faire à moitié. C’est ce que j’ai fait quand j’ai écrit mon livre Madagascar dahalo. Et d’ailleurs, ne faire que ça, ça m’a épuisé».

Véritable globe-trotter, il s’envole bientôt pour Johannesburg, en Afrique du Sud, pour une formation en photographie auprès du chef de bureau photo pour l’Afrique australe de l’Agence France-Presse. Et, peut-être qu’après tout cela, il pourra réaliser son rêve : celui de vivre de la photographie et de l’écriture.