Portrait de Michael Vida: « Le stylisme malgache est en pleine expansion »

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Jeune, simple et plein d’inspirations, le styliste malgache Vida travaille dans le monde de la mode depuis maintenant plus de 10 ans. Il nous parle de lui et de sa vision du stylisme à Madagascar.

Vida, de son vrai nom Michael Vida, est un styliste malgache reconnu, tant sur la scène nationale et internationale. Plutôt grand, talentueux, la vingtaine, Vida a participé à l’évènement « Visages malagasy » qui s’est déroulé au Paprika Ankorondrano le vendredi 17 octobre à 19h30. « C’est un évènement de mode, qui comprend des défilés, des animations, de la danse et du chant, le tout combiné pour faire ressortir le côté ethnique malgache », explique Vida. Son thème durant cette soirée : le métissage. Il l’a choisi car le mot : « métissage », comprend pour lui « métis » et « sage ». « Comme quoi, les malgaches sont des métis sages », dit-il avec un sourire.

Invité en Europe

Amoureux de la mode depuis son enfance, Vida aime créer depuis tout petit. « Ma mère m’a aussi beaucoup influencé : elle adore la mode », ajoute-t-il. Ayant ses propres créations, le styliste a participé à plusieurs expositions et défilés, notamment à l’étranger. « J’ai été invité pour présenter mes créations en Europe », affirme-t-il. Cependant, pour le moment, il ne tient pas à avoir sa propre boutique. « Je fais des créations sur mesure, et avant, je faisais un peu de prêt-à-porter. Mais je ne veux pas encore d’une boutique. J’ai d’autres projets », dit-il.

Stylisme malgache : un domaine d’avenir

Le stylisme est encore à ses premiers pas à Madagascar. « Il peut se développer. Le problème, c’est que certains stylistes brûlent les étapes et font n’importe quoi », affirme Vida. En effet, le stylisme malgache est à peine reconnu et pourtant, l’expression « haute couture » est déjà sur toutes les bouches. « Les gens ne connaissent pas la haute couture. La haute couture n’est faite que par un couturier participant à au moins quatre défilés par an et reconnu par le public. Ce qui est le cas de peu de stylistes à Madagascar », explique Vida. Cependant, cela n’empêche pas que le stylisme malgache ait de l’avenir. « Il faut de la persévérance et un sens de la création », dit-il.

Question argent, Vida affirme qu’être styliste, comme tout autre métier, fait vivre si on y met de l’inspiration et surtout, de la transpiration. Une preuve de cette affirmation : « Une fois, j’ai vendu une robe de mariée à 12 millions. C’était une robe en tissage spéciale, faite avec de la soie », déclare-t-il.