Le Daily

Le symposium fiscal africain en Ouganda du 4 au 6 mai

Le Symposium fiscal africain, événement annuel faisant autorité, rassemble des professionnels de la fiscalité à travers tout le continent. Le but du Symposium est d’analyser les questions fiscales les plus pertinentes du moment et de les placer dans le contexte africain. Cela se reflète dans le thème caractéristique, Trends in International Taxation: An African Perspective (Tendances en matière de fiscalité internationale : une perspective africaine) .

Se basant sur le succès du Symposium inaugural, l’événement de cette année concernera les questions fiscales actuelles majeures, telles que le paysage post-BEPS, la planification fiscale agressive, les prix de transfert et les défis impactant les industries et les transactions particulières. Ces sujets seront traités par une riche sélection d’experts fiscaux de renom. Le Symposium présente une large gamme de conférenciers issus de la pratique, l’industrie, les autorités et les universités de la fiscalité. Les meilleurs experts sur l’Afrique d’IBFD viendront également s’ajouter à ce mélange fascinant.

Le Symposium fiscal africain est une initiative du Centre for Studies in African Taxation (CSAT, Centre d’études en fiscalité africaine) d’IBFD, un groupe de réflexion consacré à l’étude et au développement de la fiscalité africaine. Grâce au Symposium, le CSAT vise à contribuer à une connaissance plus profonde et plus analytique de la fiscalité internationale à travers le continent. Le CSAT parraine également la recherche dans les domaines de la politique fiscale concernant certains secteurs particuliers en Afrique. L’une des façons d’y arriver est de distribuer des « bourses d’études CSAT », grâce auxquelles des chercheurs qualifiés reçoivent un parrainage pour des travaux de recherche pertinents. Le CSAT vient tout juste de conclure des accords concernant plusieurs de ces bourses d’études, dont les détails seront dévoilés lors du Symposium.


Iles éparses : l’idée de les rattacher aux districts malgaches avoisinants fait son chemin

Jamais la revendication pour la restitution des Iles éparses aux Malgaches n’a suscité un tel engouement de la part, non seulement des politiques mais aussi du public. Tout porte à croire que la flamme patriotique s’est rallumée, surtout après les déclarations de Mme Véronique Vouland-Aneini, nouvel ambassadeur de France, déclanrant que ces Iles sont françaises.

Aussi, les choses bougent. Au niveau de l’Assemblée Nationale, on a dépoussiéré le projet de rattacher les 5 îles, Europa, Bassas dos India, Juan de Nova, les Iles Glorieuses et Tromelin, aux districts malgaches les plus proches. D’après Brunelle Razafitsiandraofa, député élu à Ikongo et président du groupe parlementaire Mapar, « les députés n’ont jamais abandonné cette idée » mais encore qu’ils ont déjà interpellé le Ministre de l’intérieur.

Pour les députés, cette idée de rattacher les Iles éparses aux districts avoisinants sera une belle réplique aux Français qui, en 2005, rattachent ces îles au 5ème district des Taaf, Terres Australes et Antarctiques Françaises.

Sommé de prendre une position

Mais en attendant, les attentions restent focalisées sur la position de Madagascar. Le président Rajaonarimampianina, de retour au pays depuis dimanche, est attendu au tournant par les différents chefs de parti et associations réunis au « Live Hôtel » la semaine dernière Pour Brunelle Razafitsiandraofa, il est urgent que le régime s’exprime sur le sujet.

Ceci étant, il faut dire que le Président se retrouve dans une position des plus embarrassantes. D’un côté, il y a la fierté d’être le premier Président malgache à accueillir sous son mandat un sommet de la francophonie et de l’autre, de tirer profit de ce dynamique national contre l’accaparement de nos Iles par une ex-puissance coloniale.

Rien que par son hésitation, il se mettra à dos nombre de nationaux, pour ne parler que des anciens chefs d’Etat qui se sont abouchés avec l’association « Asandratro ny fireneko » de James Ratsima pour le retour de ces îles.


Projet de loi de finance 2016, les députés convoqués pour ne rien faire

L’Assemblée Nationale a entamé depuis quelques jours sa deuxième session ordinaire de l’année, la session d’Octobre plus communément appelée la session budgétaire. Comme son nom l’indique, cette session est consacrée principalement à l’examen et à l’adoption de la loi de finance pour le prochain exercice budgétaire. Seulement voilà, à l’instar du fantomatique projet de loi de finance rectificative 2015, le projet de 2016 ; lui aussi, fait défaut.

Les membres du bureau de l’Assemblée Nationale l’ont fait savoir, non sans ironie, mardi lors de l’ouverture de la session. « On espère qu’on va le voir ce projet » lâche un Jean Max Rakotomamonjy quelque peu blagueur, pour dire que le projet n’a pas encore été déposé au bureau de l’Assemblée. Chose que confirment les responsables auprès du ministère des finances.

D’après les quelques explications sommaires de ces responsables, le projet n’est pas encore totalement établi. D’ailleurs, disent-ils, le grand argentier n’est pas encore sur le territoire national en ce moment. Apparemment de retour de son voyage en Amérique du Sud, le Ministre des finances est tout de suite reparti en Europe. Il va sans dire qu’il a raté l’entame de la session budgétaire de mardi. Ce qui n’augure rien de bon d’après les députés.

 


Signature de l’Alliance vanille : Air Madagascar sera représenté par son Pca

Après les reports à deux reprises, au mois de juin, de la signature de l’accord de coopération pour la création de « l’Alliance Vanille », la semaine du 21 septembre est toute indiquée pour une nouvelle tentative de paraphe. Cet accord définitif mettra en prise toutes les compagnies aériennes de l’Océan Indien pour une meilleure déserte de la région avait-on annoncé au mois de mai lors de la signature d’un protocole d’accord.

Ce sera le 21 septembre prochain d’après les responsables d’Air Madagascar, le 22 d’après le Secrétaire Général en exercice de la Commission de l’Océan Indien, Jean Claude de l’Estrac, que sera signé l’accord de coopération définitif. Air Austral, Air Madagascar, Air Mauritius, Air Seychelles, ainsi que le ministère des Transports de l’Union des Comores à défaut d’une compagnie aérienne nationale, par cette Alliance Vanille « s’engageront à défendre ensemble leurs intérêts communs et à accroître la connectivité inter-îles tout en veillant à préserver l’attractivité des tarifs pour les passagers ».

Pas de nouveau Dg

C’était le 18 juin dernier pour rappel que devait être signé au Palais d’Iavoloha cet accord de coopération inter-compagnie. Une date qui malheureusement tombait au plus fort des manifestations sociales au sein d’Air Madagascar. Le report était inévitable. La date du 30 juin par la suite a été choisie pour une nouvelle tentative de signature mais là encore c’était voué à l’échec.

Cette fois-ci plus rien ne semble empêcher la signature de l’accord, et cela malgré le fait que les choses ne sont pas encore revenue tout à fait à la normale chez Air Madagascar. Jusqu’ici en effet, la Compagnie n’a pas encore réussi à trouver son nouveau Dg après la démission de Haja Raelison au mois de juillet.

Aussi, pour la cérémonie de lundi, d’après les responsables d’Air Madagascar, ce sera le Pca Léon Rajaobelina assisté par la direction collégiale, qui représentera la compagnie nationale. Il est donc certain que d’ici la semaine prochaine, on ne procédera pas encore à la nomination d’un nouveau Dg.

« Open sky »

A noter que le concept de « l’open sky » annoncé ici et là autant par les responsables étatiques que par les responsables d’Air Madagascar sera concrètement mise sur rail à compté de la signature de cet accord de coopération. Sur papier, cela devrait aboutir à la diminution des tarifs aériens ainsi qu’à une meilleure qualité des services.

Mais pour la compagnie aérienne nationale, ce sera tout un défi à relever. Elle devrait faire face à la concurrence des autres compagnies de l’Océan Indien pour ne parler que d’Air Austral et d’Air Mauritius.

Les deux compagnies d’après les dernières informations projettent de créer d’une nouvelle compagnie régionale « low cost » dans le but de faire chuter le prix des billets d’avions entre les îles et vers l’Afrique. Apparemment les dirigeants d’Air Austral et d’Air Mauritius, attendent juste d’aplanir certaines variations avant de mettre sur pieds leur projet.


Participation de Mme Annick Girardin au forum “l’Afrique après 2015”

Mme Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie, participe aujourd’hui à Berlin au forum “l’Afrique après 2015”.

Co-organisé par l’Allemagne, l’OCDE et l’Union Africaine, ce forum annuel réunit des responsables politiques, des économistes et des chercheurs pour échanger sur les perspectives de croissance et de développement du continent africain. Cette année, le forum traite plus particulièrement des questions démographiques et des conséquences du dérèglement climatique sur l’agriculture. Mme Annick Girardin y rappellera la nécessité d’inclure dans un même combat lutte contre le dérèglement climatique et lutte contre la pauvreté.

A l’occasion de son déplacement à Berlin, Mme Annick Girardin rencontrera son homologue allemand, M. Gerd Müller, et le président de la Banque allemande pour le développement (KFW), M. Ulrich Schröder.


Madagascar participera au Sommet Innovation Africa 2015

L’édition 2015 du Sommet de l’Innovation Africa aura lieu du 30 septembre au 02 octobre 2015 au Speke Resort Munyonyo à Kampala, en Ouganda. La cinquième édition de rencontre axée sur l’éducation et les nouvelles technologies regroupera une trentaine de pays africains. L’agence organisatrice, AfricaBrains, vient d’annoncer la confirmation des premiers pays participants : Angola, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Guinée Equatoriale, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Kenya, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mozambique, Namibie, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Afrique du Sud, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.
Ce sommet est une plateforme mise en place par des industriels et des gouvernements pour anticiper et concevoir ensemble de nouveaux outils sur les nouvelles technologies au service de l’innovation. Le Sommet Innovation Africa qui se tient annuellement est une occasion pour les pays participants de partager les dernières découvertes technologiques pour l’éducation et les nouvelles technologies, découvertes étant mises en communs par environs 200 gouvernements à travers 400 rencontres thématiques.
Du côté des industriels, HP, Intel, IBM, Microsoft, Oracle, Pearson, Canon et Samsung font partie des groupes qui appuient régulièrement cette rencontre qui crée souvent des opportunités d’investissements pour ces firmes sur le continent africain. C’est l’une des plus importantes rencontres engageant les plus grands projets publics-privés dans toute l’Afrique.
Le Sommet Innovation Africa 2015 compte réaliser un record sur le nombre de participants par rapport aux éditions précédentes.

Cenit, plus que 4 régions à traiter

Jusqu’à hier, il ne manquait plus à la Cenit que les résultats de 4 régions pour compléter les résultats provisoires des élections communales sur tout le territoire national. Jusqu’ici, la Cenit réitère la possibilité de la proclamation avant terme de ces résultats provisoires. Après quoi, le tribunal administratif aura jusqu’à 30 jours pour proclamer les résultats définitifs ou ordonner, si besoin est, l’organisation de nouvelles élections partielles.

A noter que jusqu’ici, ces résultats provisoires partiels donnent une large victoire au parti présidentiel, le Hvm. Même pour la province d’Antananarivo longtemps vue comme le grenier électoral de Marc Ravalomanana, c’est le Hvm qui fait le plus d’élus. Près de 35% des maires de la province d’Antananarivo sont Hvm contre 30% pour le Tim.


Jules Théodore Rakotondramanga, nouveau Dg de la Banque Centrale

Jules Théodore Rakotondramanga a été nommé nouveau Directeur Général de la Banque Centrale de Madagascar lors du Conseil des Ministres d’hier. Il remplace à ce poste Madame Vonimanitra Razafimbelo, qui était Dg depuis Octobre 2013.

A noter que Jules Théodore Rakotondramanga n’est plus une personne étrangère de la Banque Centrale. Avant cette promotion au poste de Dg, il a été depuis 2014 le Secrétaire général de la Commission de supervision bancaire et financière (sg-csbf) près de la Banque Centrale.


Cenit : les résultats provisoires avant le 20 Août

La Cenit centrale, après les critiques formulés ici et là du fait du retard de la publication des résultats provisoires des élections communales a commencé à donner les chiffres établis auprès des Srmv (sections de recensement matériel des votes).

Pour l’heure ces résultats ne concernent que la seule province d’Antananarivo, notamment Analamanga avec ses 6 districts : Antananarivo Renivohitra, Ambohidratrimo, Anjozorobe, Ankazobe, Andramasina et Manjakandriana et le Vakinakaratra avec ses 7 districts : Antsirabe I, Antsirabe II, Ambatolampy, Antanifotsy, Betafo, Faratsiho, Mandoto.

Pour le Bongolava et l’Itasy, on est toujours en attente des résultats complets. C’est pareil pour les autres régions des autres Provinces.

A noter que d’après le Président par intérim de la Cenit, Mamy Ralaiariliva, la Cenit pourrait ne pas attendre la date butoir du 20 Août pour publier les résultats provisoires au complet.


Grève de l’intersyndicale de la Jirama à partir de ce lundi

Les employés de la Jirama prévoient d’observer une grève à partir de ce lundi 3 août. Ces membres de la société nationale d’eau et d’électricité condamnent la mise en concession de la centrale thermique de Mandroseza,  laquelle a fait l’objet d’une signature de protocole d’accord entre l’Etat malgache et la société américaine Symbion Power il y a plus de deux semaines. L’intersyndicale de la Jirama prévoit par conséquent un mouvement de protestation, afin de revendiquer une annulation dudit protocole d’accord.

Toutefois, plus d’un craignent une répercussion de cette grève sur les services de la Jirama aux consommateurs. Sans parler du retour en force du délestage, suivant la prévision faite par les techniciens et les dirigeants de la Jirama, notamment pour ce mois d’août. A cause de la saison sèche et faute de moyens financiers pour assurer l’approvisionnement en carburant, la Jirama prévoit de ce fait une aggravation du phénomène de délestage sur tout le territoire national.

Signes d’instabilité ?

Entre cette grève de la Jirama, celle du syndicat des enseignants chercheurs et celle des employés du service des Domaines entre autres, la quête de stabilité politique et dans la même foulée socio-économique semble de plus en plus difficile pour les responsables étatiques. Sans oublier des éventuels risques liés aux contestations des futurs résultats des élections communales du 31 juillet. La capacité et les compétences de l’Exécutif à trouver des solutions idoines et pérennes à ces différentes grèves seront de nouveau mises à rude épreuve dans les prochains jours afin de mettre un cran d’arrêt à ces signes d’instabilité.