Le Daily

Direction Collégiale pour AirMad en attendant la nomination du DG

Comme annoncé après la première réunion du 8 juillet du nouveau Conseil d’Administration et réitéré lors de la rencontre entre le Conseil et l’ensemble du Personnel de ce jour, le Conseil d’Administration a procédé à la nomination des membres de la Direction Collégiale :

– Madame Holitina Rakotondrainibe, du domaine Finances et Administration

– Monsieur Fidy Rakotonirina, du domaine Qualité, Sécurité et Sûreté

– et le Commandant Dominique Rakotomalala du domaine des Opérations Aériennes


Un candidat du HVM commence la distribution de t-shirt

Faute de précision dans la législation en vigueur, la précampagne pour les élections communales du 31 juillet prochain est loin d’être maitrisée et contrôlée par les organes responsables, dont la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (Cenit). Malgré les multiples rappels à l’ordre lancés par la Cenit, bon nombre de candidats continuent à enfreindre la règle.

Ce qui devait être une simple manifestation culturelle, s’est avérée une occasion en « or » pour le candidat à Brickaville du parti au pouvoir, le « Hery vaovao ho an’i MAdagasikara » (HVM). Animée par une star malgache de la musique, le spectacle a été organisé dans le cadre de la promotion de l’image d’une grande société productrice de boissons alcoolisées. En dépit d’une présence de quelques dirigeants étatiques et notables de la région, dont le ministre de l’Industrie Narson Rafidimanana et l’ancien gouverneur de Toamasina, Samuel Lahady, l’événement était tout sauf politique.

Pourtant, le candidat du HVM à la mairie de Brickaville a arboré un polo affichant : « HVM candidat maire N°1 Brickaville », sans oublier de distribuer à la population des tee-shirts portant la même indication, et d’anciennes casquettes du HVM. D’après les témoins oculaires, la route longeant la ville de Brickaville s’est soudainement transformée en « marée bleue », en un rien de temps.


Précampagne: le Sefafi parle d’autres cartons remplis d’argent

Les chapitres des motions de déchéance et de censure terminée, les attentions vont se tourner à présent sur l’organisation des élections communales. Et déjà, les membres de la société civile dont la Sefafi (l’observatoire de la vie publique) tirent la sonnette d’alarme sur certains aspects des préparatifs.

Aussi le Sefafi attire l’attention particulièrement sur la précampagne et financement des partis politiques. Dans un communiqué en date du 4 juillet, l’observatoire dit qu’il inquiète au même titre que les cartons remplis de billets de banque « trouvés dans des circonstances rocambolesques » la propagande avant l’heure pratiqué par le Président de la République lui-même qui, le 1er juin, s’affichait à Ambohidratrimo avec les représentants de bailleurs de fonds et les candidats Hvm à la mairie.

Pour le Sefafi, « les tournées médiatiques dans les régions ont apparemment été planifiées pour devancer l’interdiction formelle du Code électoral de toute inauguration officielle pendant la campagne électorale ». Il se demande ainsi si « le fait de se déplacer sans se prévaloir de la compagnie nationale (à un moment où ses usagers étaient cloués au sol) concordait-il avec l’interdiction formelle par la loi de toute utilisation de biens publics à des fins de propagande ? ».


Hvm : le grand nettoyage

Après les événements autour de la motion de censure à l’Assemblée Nationale vendredi , les cadres du parti Hvm sont plus que jamais déterminés à purger la formation des éléments « frondeurs ». Une déclaration dans ce sens a été faite par Rivo Rakotovao en ce début de semaine.

Pour rappel, seulement 17 députés ont voté pour le maintien en place du Gouvernement Jean Ravelonarivo. 17 députés dont quelques-uns sont issus des rangs du Mapar I et du Mapar II, et les autres des rangs du Hvm. Les élus Hvm qui pourtant avaient clairement pour consigne de voter contre la motion de censure. Donc seulement une infime partie des 34 députés que compte le groupe parlementaire Hvm a suivi les directives « d’en haut ».

Rivo Rakotovao a pris la décision de radier de leur parti les députés qui ont voté pour la motion de censure. A noter que Rivo Rakotovao avait déjà promis, ou plutôt menacé, de rayer de leur liste les députés de leur parti qui signeront la requête aux fins de déchéance du Président de la République au mois de mai. Mais apparemment rien n’a encore été fait jusqu’à cette « nouvelle dérive » de ses députés. Reste donc à savoir si cette fois-ci, il passera vraiment à l’acte.

Le seul hic pour ce Président National du parti Hvm, c’est que le vote de vendredi à l’Assemblée nationale est un vote secret. Il ne pourra pas savoir avec certitude qui a voté « pour » et qui a voté « contre ».


Crise institutionnelle : vers la dissolution du parlement ?

Jamais deux sans trois. Après la requête à déchéance du président de la République de Madagascar (PRM) et la motion de censure qui a raté de peu le gouvernement, quelques conseillers aussi bien à la présidence qu’à la primature concoctent actuellement la manière sur laquelle ils tenteront de convaincre le président de la dissolution de l’Assemblée nationale (AN). Une idée qui fait actuellement son bonhomme de chemin. Il ne reste plus qu’à savoir si le locataire d’Iavoloha accepte cette suggestion.

D’après 2 proches du Président et du Premier ministre, il est temps de « régler leur compte » à ces députés « assoiffés de pouvoir et avides de mallettes ». Une idée jointe à laquelle quelques conseillers à la primature adhèrent également. Ces derniers ne cachent pas leur ras-le-bol.

« Comment peut-on avancer si à chaque fois la même chose se produit et se reproduit? Parti comme on est, il n’y aura jamais de stabilité du pouvoir. Par conséquent, nous sommes persuadés que la dissolution de l’AN reste la meilleure des solutions. Une prérogative qui incombe au Président lui seul, suivant l’article 60 de la Constitution, à savoir le président de la République peut, après information auprès du Premier ministre, et après consultation des présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l’AN » se sont-ils exprimés avant de poursuivre que : « comme les élections générales se tiennent 60 jours au moins et 90 jours au plus après le prononcé de la dissolution, il faut mettre en place une assemblée constituante en attendant les nouvelles élections ».

Néanmoins, compte tenu de la situation, notamment ce régime qui est en perte de côte de manière continuelle, nul ne garantit que de nouvelles élections législatives soient en sa faveur, s’il y aurait réellement dissolution de l’AN. Raison pour laquelle la mise en place d’une assemblée constituante semble être la principale option maintenue par ces hommes du Président et du Premier ministre. Et eu égard à son engagement (selon lequel il n’y aura pas de dissolution) après le rejet de la Haute cour constitutionnelle (HCC) de la requête à déchéance, il n’est pas sûr que le PRM décide de dissoudre l’AN. A moins qu’il ne revienne sur sa décision.


Ravelonarivo n’a plus d’autre choix que de tendre la main

Samedi, après l’échec de la motion de censure, le Chef du Gouvernement a tenu à s’exprimer à la nation sur la nécessité de travailler ensemble. Il tend ainsi la main à ses détracteurs, ce qui somme toute est compréhensible étant donné qu’ils sont 95 députés sur les 151 que compte la Chambre Basse, donc presque les deux tiers qui désavouent sa gouvernance.

Avec presque deux tiers des députés qui n’approuvent pas le Gouvernement, il devient quasiment impossible pour le Général Jean Ravelonarivo et son équipe de faire passer le moindre projet de loi à l’unique Chambre du Parlement. Dans ces conditions, il est peu probable qu’on ait de sitôt la loi de finances rectificative pourtant indispensable pour espérer le taux de croissance de 7% fixé par le Gouvernement pour cette année. De même, il sera tout bonnement impossible pour le Gouvernement d’avoir une loi pour l’assainissement du trafic de bois précieux, un secteur pourtant prioritaire pour le Général de Brigade et son équipe. Le Gouvernement pour rappel a promis non seulement à la population mais aussi à l’ensemble de la communauté internationale de régler au plus vite le fléau du trafic de bois de rose. Mais apparemment cela ne sera pas chose aisée.

Malgré tout, le Premier Ministre dit vouloir continuer « à renforcer les dispositifs légaux et réglementaires nécessaires pour permettre de juguler les actions de ceux qui spolient le Peuple Malgache de la jouissance du riche potentiel de son Pays et à éradiquer la culture d’impunité », mais aussi de poursuivre sans relâche l’objectif de l’éradication de l’insécurité sous toutes ses formes dans le cadre d’un Etat de droit.


Langouste : une embellie de la production attendue dans le Sud-est

Depuis l’initiative de rajout de six mois supplémentaires à la période d’interdiction de pêche à la langouste, les résultats ont été impressionnants dès les 1er jours de réouverture de la pêche à Sainte Luce. Les autorités qualifient de « gros succès » cette mesure de prorogation de la période de fermeture de la pêche aux langoustes. Après 9 mois de fermeture, la pêche à la langouste a rouvert le 1er juillet dernier. Malgré les mauvaises conditions météorologiques des derniers jours, les premières prises rapportées ce mercredi 1er juillet étaient de 227kg, tandis que la seconde journée a rapporté 518kg.

Les pêcheurs espèrent revenir à un niveau de production au moins égal à celui de 2009 qui était de 300t dans toute la zone. L’année dernière, cette production dépassait à peine les 75t, d’où cette « mesure de conservation drastique »: 9 mois de fermeture de la pêche sachant que le texte en vigueur ne prescrit qu’une fermeture nationale de trois mois, d’octobre à décembre.

Prise de conscience

Les villages de Sainte Luce ont donc décidés de franchir un pas supplémentaire en agrandissant la période d’interdiction pour six mois supplémentaire de janvier à juin. Ce qui a permis la préservation de « langoustes de petite taille et celle des femelles œuvées ». A noter que les villages de Sainte Luce sont les plus grands producteurs de langouste à Madagascar.

Cette initiative de « co-gestion » a débuté en 2013 avec une première clôture villageoise en 2014. Elle se développe pas à pas et se renforce positivement un peu plus chaque année grâce à la participation de toutes les parties concernées (communautés, autorités locales et nationales, administration, associations, acheteurs et exportateurs ainsi que des scientifiques). Cette année, un nouveau village (Esohihy) plus au Nord a initié une clôture villageoise sur 30% de son territoire de pêche à la suite de la clôture nationale.

Encore du chemin à faire

Dans ce système de co-gestion villageoise, il reste des choses à faire : « convaincre les pêcheurs de relâcher les femelles grainées et les trop petites tailles (d’ailleurs non légale) dans la réserve en attendant l’ouverture de cette dernière et étendre ce système de clôture partielle à d’autres villages suivant un schéma volontaire ».

Apparemment, cette tâche revient à une Ong, l’Ong Azafady, ainsi qu’au ministère des Ressources halieutiques et de la Pêche représenté par sa Direction régionale, avec le support de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), à travers un programme de la Commission de l’Océan Indien, le programme SmartFish.

Enfin, afin de pérenniser et étendre cette initiative sur le long terme, il est prévu de développer des modules de formation à destination des écoles de la zone, pour sensibiliser les enfants et leurs parents des villages vivant de la pêche langoustière de cette région, des bénéfices de la co-gestion.


Le gouvernement reste en place

La motion de censure a été rejetée hier un peu avant minuit. 112 votants sur les 122 députés ont été dans la fiche de présence. 95 pour, 17 contre, les 2/3 requis n’ont pas été pas atteint. Le gouvernement reste en place. 


Formation d’un nouveau gouvernement: les noms les plus cités

Le vote sur la motion de censure prévue ce 3 juillet 2015 à l’Assemblée nationale (AN) n’est qu’une formalité. La cogitation et autre lobbyings sont actuellement à leur apogée au sein de ces politiciens. Tout le monde veut faire partie du nouveau gouvernement qui devra incessamment sous peu être mis en place.

Propositions de noms

« Tiako i Madagasikara » (TIM), « Hery vaovao ho an’i Madagasikara » (HVM), ou encore l’Alliance républicaine de Madagascar » (Armada), entre autres, réunissent actuellement leurs membres afin de préparer les listes des futurs premier-ministrables et ministrables qu’ils veulent respectivement proposer. Il en est de même pour les politiciens qui prétendent être « indépendants » comme à l’Hémicycle de Tsimbazaza. Là où des noms commencent en effet à refaire surface, selon de sources bien avisées.

Parmi les plus cités, il y a entre autres, le député d’Ambositra Harimampianina Andrianarivo Razakarivelo, le député d’Antalaha Jean Pierre Laisoa, le député d’Antsiranana I Mananjara Freddie Richard Mahazoasy. Sans parler du député (VPM-MMM) de Betioky Jean Jacques Rabenirina, de l’ancien ministre de l’Industrie Jules Etienne Roland Ravony, voire même de l’ancien président Marc Ravalomanana. Et la liste est loin d’être exhaustive jusqu’à la dernière minute.

Seule question qui revient sur toutes les lèvres dans la sphère politique, combien de temps lui faudra-t-il au président de la République de Madagascar (PRM) Hery Rajaonarimampianina pour former son futur gouvernement ? En effet, l’actuel locataire d’Iavoloha a particulièrement fait comprendre à la majorité qu’il lui faut du temps pour prendre une décision, et en plus, il l’a dit lui-même.


Le rouleau compresseur électoral Hvm en marche : une vingtaine de Chefs de District remplacés

Le ministère de l’Intérieur vient d’opérer un remplacement inopiné d’une vingtaine de Chefs de District.

Du coup, dans les rangs des partis politiques alignés aux prochaines élections communales, les yeux s’écarquillent. En effet, depuis toujours, les régimes successifs se sont toujours appuyés sur les représentants de l’Etat lors des différents scrutins pour avoir des positions avantageuses. Le régime Hvm serait-il en train de déployer ses atouts ? Le fait est que le Ministre de l’intérieur, Solonandrasana Olivier Mahafaly, soit un cadre du parti Hvm ne plaide pas pour la droiture et le bien-fondé de ces remplacements.

Des « pâtes vierges »

Une frange de l’opinion voit cependant dans ce remplacement de chefs de district une tout autre chose. Un règlement de compte entre le Ministre de l’intérieur et son ancien Secrétaire Général Thierry Rakotonarivo. En effet, ce dernier a failli être ministre à la place de Solonadrasana Mahafaly lors du dernier remaniement gouvernemental. Ce qui l’a donc mis en concurrence directe avec l’actuel ministre. Mais malgré le fait qu’il n’ait pas été retenu dans le gouvernement, il pouvait encore peser de tout son poids au sein de l’administration étant donné qu’il est à la tête du syndicat du corps des Administrateurs civils, corps d’appartenance de la quasi-totalité des Chefs de région, Chefs de district et autres Préfets.

Aussi, en opérant des changements à la tête des districts, on estime que le Ministre a coupé les herbes sous les pieds de son ancien Secrétaire Général. Qui plus est, la plupart de ces nouveaux Chefs de district sont fraîchement sortis de l’Enam. Bref, des « pâtes vierges » que le Ministre pourrait modeler à sa guise.