Le Daily

Ambatovy: une éventuelle grève des employés en chômage technique

Une autre grève se profile à l’horizon pour Ambatovy. En fait, ce mouvement devait se tenir à partir du 22 juin et un dossier en ce sens, notamment un préavis, a été déposé le 17 juin dernier auprès de la préfecture de Toamasina. Néanmoins, suite aux sollicitations de cette dernière, « afin que les festivités de la célébration des 55 ans de l’indépendance ne soient pas perturbées », les initiateurs ont accepté un report et la grève sera donc effective dans les jours qui viennent. Pour autant, les responsables de l’entreprises ne semblent pas être au courant.

Selon nos sources, les employés en chômage technique réclament la démission des responsables des ressources humaines au sein d’Ambatovy. Ils seraient soutenus dans leur revendication par le personnel encore sous contrat car ces derniers déplorent la précarité de leur situation d’employé eu égard aux agissements de ces responsables. Selon les précisions contenues dans ce préavis de grève, il n’y aura ni « mené », ni « meneur » lors de ce mouvement car tous les employés sont « du même avis » .

Ces responsables d’Ambatovy, pour leur part, déclarent ne pas avoir reçu un quelconque préavis de grève. La compagnie s’étonne d’ailleurs qu’une nouvelle grève soit l’initiative d’employés au chômage technique. Enfin, ils ont tenu à rappeler que la mesure de mise en chômage technique d’une partie du personnel national est principalement le résultat de l’effondrement des cours du nickel qui ont encore atteint un niveau record depuis hier, avec 11 700 dollars la tonne, soit 5 fois moins les cours du mois de Mai 2007.

Pour rappel, les employés avaient déjà effectué un sit-in à l’entrée de l’usine, au mois d’avril dernier, en réaction au non-respect du code du travail dans le processus de recrutement. Ces employés grévistes dénonçaient des trafics d’influence. Pour autant, le mouvement a été mâté tant bien que mal et les personnes à l’origine des mécontentements sont restées à leur poste car la société avait estimé que la grève n’avait pour objectif que de déstabiliser Ambatovy.

 

 


Rencontre députés-Président: encore raté

Annoncée, du moins dans le camp des députés, pour se tenir hier mardi, la rencontre entre le Président de la République et les députés n’a finalement pas eu lieu. Apparemment, le Président est absorbé par sa fonction de chef de l’Etat tandis que les députés, eux, ont tenté de s’occuper tant bien que mal à Tsimbazaza.

Ainsi, la quasi-totalité des députés ont été à Tsimbazaza, hier mardi 30 juin, afin d’adopter leur ordre du jour pour le cours de la semaine. Ils ont vaqué à leurs occupations habituelles bien loin des préparatifs pour un éventuel face-à-face avec le Président.

Une nouvelle date cependant a émergé au sein des députés. La rencontre sera pour ce mercredi, dit-on. On reste néanmoins sceptique quant à sa tenue effective.


Face-à-face Président-Députés : ce jour pour de bon ?

Après les annulations coup sur coup d’une entrevue entre le Président de la République et les Députés, ces derniers prévoient de faire une nouvelle tentative ce jour. Ainsi, sauf nouveau revirement, les deux parties pourraient se pencher sur le nébuleux pacte de responsabilité édicté par la Haute Cour Constitutionnelle.

D’après les explications recueillies auprès de l’Assemblée Nationale, Jean Max Rakotomamonjy a fait savoir que l’entrevue entre les députés et Hery Rajaonarimampianina devrait se faire ce mardi. L’heure et l’endroit cependant sont maintenus secrets pour des questions de sécurité.

Pour ce qui est de la légalité d’une telle rencontre, les députés estiment qu’on ne peut pas outrepasser les injonctions de la Haute Cour Constitutionnelle. Pour rappel, la Hcc dans sa décision n°24 du 12 juin a exhorté le Président et les députés à parfaire un « pacte de responsabilité ». Aussi pour l’élaboration d’un tel pacte, les députés estiment qu’ils devraient en discuter en face-à-face avec le Président de la République même si la Constitution veut que les communications entre eux doivent se faire par questions écrites qui ne donnent pas lieu à un débat.

Ainsi, Tsimbazaza annonce la date d’aujourd’hui pour la tenue de la rencontre avec le Président de la République. De ce côté par contre, rien n’a filtré pour le moment.


Hausse des prix à la pompe : les transporteurs se réunissent d’urgence

C’était prévisible après la récente augmentation du coût des carburants, précisément depuis la nuit de samedi dernier. Cette hausse des prix à la pompe risque vraisemblablement d’entrainer une révision des tarifs de transport dans le pays, et par ricochet, une inflation généralisée notamment sur les prix des marchandises et des produits de première nécessité (PPN). Dans tous les cas, cette hausse du prix des carburants ne laisse guère les transporteurs indifférents.

Par conséquent, une réunion d’urgence est prévue se dérouler ce mardi 30 juin. D’après un président (qui a requis l’anonymat) de coopérative de transport sur le réseau national, il s’agit dans un premier temps d’une réunion organisée par les transporteurs des zones urbaines.

« Pour les transporteurs opérant sur le réseau national, rien n’a encore été décidé jusqu’à l’heure actuelle. Toutefois, nous ne manquerons pas d’y envoyer nos représentants. A l’issue de cette réunion, nous allons décider de la suite à donner à cette situation. Toutefois, nous n’allons pas tarder à réagir face à cette hausse du prix des carburants. Néanmoins, nous préférons d’abord attendre la décision de nos collègues du transport urbain. Quoi qu’il en soit, cette hausse des prix à la pompe et l’éventuelle augmentation des tarifs de transport sera le seul sujet au cœur des débats. Et c’est une éventualité qui n’est pas à écarter tant qu’il n’y aura pas de mesure d’accompagnement proposée par l’Etat » a-t-il confié.

Inflation en vue ?

A titre d’information, le prix d’un ticket de « taxi-be » s’élève actuellement à 400 ariary par trajet, un tarif unique appliqué depuis le 12 janvier 2015. Cela risque d’augmenter davantage, compte tenu de cette application de la vérité de prix des carburants, alors que bon nombre d’usagers se plaignent déjà beaucoup depuis la dernière révision à la hausse des tarifs de transport. Et de toute l’histoire du pays, une augmentation du prix des carburants avait toujours entrainée une inflation généralisée.


Carburant : nouvelle hausse des prix à la pompe

Les prix du carburant viennent de connaitre une augmentation dans la soirée de samedi 27 juin dans toutes les stations service de la capitale. En effet, le prix d’un litre d’essence est passé de 3.580 à 3730 ariary, soit une hausse de 150 ariary par litre. Dans la même foulée, le prix d’un litre de gasoil est passé de 2.950 à 3.150 ariary soit une augmentation de 200 ariary par litre.

Interrogé sur la raison de cette hausse des prix à la pompe, un directeur auprès du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) a déclaré ne pas être au courant de cette décision. Toutefois, il convient de rappeler que les prix à la pompe ont connu une légère baisse de l’ordre de 100 ariary par litre en moyenne, au mois de février 2015. Actuellement, ces prix viennent d’augmenter.

Par ailleurs, une répercussion sur le coût de la vie, notamment une éventuelle grogne des transporteurs n’est pas à écarter, laquelle pourra aboutir à une augmentation des tarifs de transports urbains, suburbains et sur les réseaux nationaux.


Mystère autour des nouveaux dirigeants de l’OMH

Lors du dernier conseil des ministres qui s’est déroulé à Iavoloha dans l’après-midi du mercredi 24 juin 2015, il a été décidé au titre du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) un décret portant nomination du président et du vice-président du conseil d’administration (CA) de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Sans qu’aucune précision sur l’identité ou les noms de ces hauts employés de l’Etat n’ait été donnée.

D’après les bruits de couloir, le nouveau PCA de l’OMH pourrait bien être l’actuel secrétaire général du parti au pouvoir, Jaobarison Randrianavony. Mais ça ne reste que des hypothèses.

Interrogé sur je sujet, un des premiers responsables auprès de la direction de la communication de la présidence de la République a déclaré ne pas connaitre le nom de ce nouveau PCA nouvellement nommé. Tout comme un directeur auprès du MEH même.


La Mercedes V12 présidentielle, coqueluche des 26 juin

Pour la 1ère fois depuis son élection à la Présidence de la République, Hery Rajaonarimampianina a laissé au garage sa Toyota V8 blindée. Il l’a changé contre la Mercedes V12 présidentielle, la même qu’utilisaient en leur temps l’ancien Président Marc Ravalomanana puis l’ancien Président de la Transition Andry Rajoelina. Apparemment, l’actuel Président a lui aussi un penchant pour le confort incomparable de la marque à l’étoile.

En tout cas, il est loin le temps où les dirigeants malgaches optaient systématiquement pour des marques françaises, Peugeot ou Citroën. Depuis l’attentat meurtrier contre le Colonel Ratsimandrava à bord de sa Peugeot 404, plus aucun chef d’Etat malgache ne se déplaçait avec des marques françaises.


Henri Rabary-Njaka : démission ou limogeage ?

Les bruits ont commencées à circuler aux environs de 16h, ce 25 juin 2015. Lesquelles ont très vite été relayées par les sites « orange.mg », et « tananews.com », après publication en « prime »  sur le site de la « Lettre de l’Océan Indien » ou LO.I.

L’avocat importé de l’Hexagone par le régime actuel, maitre Henri Rabary-Njaka, président du conseil d’administration (PCA) de la compagnie aérienne malgache Air Madagascar, aurait démissionné ce jour. Il aurait également démissionné de son poste en tant que directeur de cabinet à la présidence de la République de Madagascar.

Joint au téléphone, un haut responsable au sein du service chargé de la communication de la présidence a affirmé qu’il a aussi entendu l’information.

Sauf qu’il n’a voulu ni accepter ni nier la véracité de ladite nouvelle.

Joint toujours au téléphone, un autre ténor du parti au pouvoir, le HVM a tenu à affirmer que Henri Rabary-Njaka a été contraint de démissionner suite aux récents événements politiques connus par le pays et surtout les critiques qui fusaient de tout bord.

Une autre personne, très proche du pouvoir s’est juste contenter de déclarer qu’il n’y a jamais eu de limogeage mais de démission, d’après ses renseignements. Alors, démission forcée, ou limogeage, ou autre ?


Embouteillages: plus d’1h30 de trajet domicile-travail-domicile pour les tananariviens

Selon une enquête réalisée par l’Agence Capsule les 19 et 20 mai derniers, un habitant de la capitale dépense en moyenne 84 mn pour rejoindre son lieu de travail, le matin, et pour retourner à son domicile, le soir. En effet, 38% des tananariviens déclarent habiter à moins de 3 km de leur lieu de travail.

Par ailleurs, dans la plupart des entreprises en ville, il y a au moins un employé qui  habite à Itaosy, à Fenoarivo, à Ambohitrimanjaka ou à Ivato. Pour le cas de ces travailleurs, 200 mn par jour est la moyenne du temps qu’il leur faut pour aller au boulot et, ensuite, pour rentrer chez eux.  Evidemment, ce temps perdu dans le trajet pour aller travailler et pour rentrer risque de doubler dans des périodes particulières comme celle que l’on vit actuellement avec les coupures de rues pour cause de festival ou parce que les militaires vont répéter le défilé pour le 26 juin ou encore parce qu’un personne d’autorité va inaugurer une quelconque infrastructure.

En effet, les embouteillages monstres habituels sont davantage accentués, allant même jusqu’à la stagnation complète de la circulation, lors de ces « événements » et seuls les  44 % des enquêtés qui disent se rendre à pied sur leur lieu de travail en sont épargnés. Par contre,  les 25% qui prennent le taxibe ainsi que le reste qui utilise divers moyens de transports, à l’instar des bicyclettes, motos et scooters, transports du personnel ou encore leurs voitures particulières, doivent prendre leur mal en patience.


Les « Raiamandreny Mijoro » reprennent du service

Si l’on se rappelle bien, les « Raiamandreny Mijoro » se sont exprimés pour la dernière fois avant l’institution, en 2012, du Conseil de la Réconciliation Malagasy (Crm ou Ffm). Face à la situation qui prévaut actuellement au pays, ils ont décidé de sortir de leur mutisme. Ce mercredi, ils organisent une conférence de presse et, déjà, il y a des indices qui laissent à penser que cela aura trait au fameux « pacte de responsabilité » de la Haute Cour Constitutionnelle (Hcc).

En effet, à la tête de cette organisation des « Raiamandreny Mijoro », il n’y a nul autre que le Pasteur Paul Ramino qui est un membre influent du Conseil de la Réconciliation Malagasy. Le Ffm qui, pour rappel, a déjà ouvertement pris position pour l’adoption dans les meilleurs délais du pacte de responsabilité tel qu’il a été proposé par la Haute Cour d’Ambohidahy.

Le Pasteur Paul Ramino était assis à droite du Président du Ffm, le Général Sylvain Rabotoarison, lorsque cette institution pour la réconciliation Malagasy s’était exprimée sur la décision de la Hcc. Difficile donc d’imaginer que son organisation adopte une position autre que celle du Ffm. D’ailleurs, il n’y a pas que lui qui soit à la fois membre du Ffm et des « Raiamandreny Mijoro ».

Par ailleurs, un autre point sur l’organisation des élections pourrait aussi être soulevé lors de conférence de presse. L’autre partie influente des « Raiamandreny Mijoro », en effet, n’est autre que le Groupe des experts nationaux (Gen) qui a à maintes reprises tapé sur la table devant ce qu’il qualifie d’irrégularités dans l’organisation des prochaines élections communales.