Le Daily

Décision de la HCC : une signature de la communauté internationale ? Malgré le fait que la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a déjà sorti son verdict en rejetant la requête à fin de déchéance de Hery Rajaonarimampianina, les yeux restent rivés vers Ambohidahy. La raison en est tout simplement qu’on reste incrédule quant à l’indépendance totale de l’équipe de Jean Eric Rakotoarisoa. En effet, une partie de l’opinion voit en cette décision de la Haute Cour Constitutionnelle la main invisible de la communauté internationale. Ainsi , d’aucuns restent perplexes à l’idée que la Haute Cour Constitutionnelle ait jugé selon les seuls termes des textes en vigueurs, et surtout en toute indépendance. Les sceptiques tablent sur une pression de la communauté internationale. Une pression qui, d’ailleurs, n’aurait pas pesé que sur la seule épaule de la HCC. Demandeur comme défendeur, exécutif comme législatif, on aurait aussi subi cette pression. Ce qui laisse croire qu’au final ce serait toutes les parties malgaches qui ont fait des concessions. Et comme toujours la communauté internationale a procédé par les promesses d’aide et de financement. Pour rappel, Banque Mondiale et FMI, chacun de leur côté, ont envoyé des émissaires dans nos murs durant ces semaines où les tiraillements entre l’exécutif et le législatif étaient à leur summum. Contre « une stabilité politique » et « une continuité de l’Etat » ils auraient promis de financer « à hauteur voulue » les projets inscrits dans le Plan National de développement. Mise à part la Banque Mondiale et le FMI, l’Union Européenne ainsi que les autres membres du Groupe International de Soutien de Madagascar (GIS-M), eux aussi, auraient promis des aides. D’ailleurs, ils ont tenu à rencontrer le Gouvernement, vendredi quelques heures avant que la HCC ne rende son verdict. En tout cas, si tant est que toutes les parties malgaches se soient vraiment mises d’accord sur les exigences de la communauté internationale, on peut être sûr que personne n’ira à l’encontre de la décision de la HCC.


Les ATR vendus puis reloués par Air Mad. Selon le commandant Rado Rabarilala, ce 11 juin 2015, les 3 ATR qui appartenaient à Air Madagascar auraient été vendus. Mais étonnamment, d’après toujours les déclarations de ce porte-parole du personnel d’Air Madagascar, ces mêmes appareils sont actuellement loués par cette même compagnie. Autre fait pour le moins étonnant, les nouveaux ATR 72 – 600 acquis récemment par notre compagnie aérienne ne sont pas équipés de radio HF, pourtant leur location coûte 200 000 dollars, soit deux fois plus que leur prix d’achat. Ces aéronefs, à cause de l’inexistence de cet appareil de liaison, ne peuvent donc pas être utilisés sur les vols régionaux. Etant donné ces révélations, on est en droit de se demander si ceux qui prennent de telles décisions veulent véritablement remettre à flot cette compagnie qui a déclaré en faillite au mois de novembre de l’année dernière. Une faillite qui est venue juste après les décisions d’exploitation de l’Airbus A 340. Ce qui devait arriver arriva car Air Madagascar a enregistré une perte colossale de 15 millions de dollars par an, selon les précisions apportées par le Commandant Rabarilala.

Selon le commandant Rado Rabarilala, ce 11 juin 2015, les 3 ATR qui appartenaient à Air Madagascar auraient été vendus. Mais étonnamment, d’après toujours les déclarations de ce porte-parole du personnel d’Air Madagascar, ces mêmes appareils sont actuellement loués par cette même compagnie. Autre fait pour le moins étonnant, les nouveaux ATR 72 – 600 acquis récemment par notre compagnie aérienne ne sont pas équipés de radio HF, pourtant leur location coûte 200 000 dollars, soit deux fois plus que leur prix d’achat. Ces aéronefs, à cause de l’inexistence de cet appareil de liaison, ne peuvent donc pas être utilisés sur les vols régionaux.

Etant donné ces révélations, on est en droit de se demander si ceux qui prennent de telles décisions veulent véritablement remettre à flot cette compagnie qui a déclaré en faillite au mois de novembre de l’année dernière. Une faillite qui est venue juste après les décisions d’exploitation de l’Airbus A 340. Ce qui devait arriver arriva car Air Madagascar a enregistré une perte colossale de 15 millions de dollars par an, selon les précisions apportées par le Commandant Rabarilala.

 

 


Des universitaires à la HCC : cela sentait la manip à plein nez !

C’est bien connu, les universités publiques n’entament jamais un mouvement de grève sans qu’elles y aient, derrière, un intérêt direct. Ainsi, quand on a vu des étudiants de l’université d’Ankatso venir en masse aux alentours de la Haute Cour Constitutionnelle (Hcc) d’Ambohidahy, ce mercredi 10 juin, alors il y avait eu une audience, force est de s’interroger sur ce qu’ils tramaient. Et cela surtout quand on sait que dans leurs rangs, figure un étudiant qui avait déjà été arrêté pour une présumé tentative de coup d’Etat.

Le Colonel Roger-Luc, le chef de la sécurité de l’institution lui-même est intervenu pour sermonner ces étudiants du fait de leur vacarme qui risquait de gêner le déroulement de l’audience. Il faut dire qu’il a  fallu aux forces de l’ordre faire preuve de beaucoup de sang-froid pour ne pas répondre aux provocations de ces étudiants. Autrement la situation aurait sans doute vite dégénéré.

La détérioration de la situation serait-il le but de ces étudiants ? A Ankatso, on connaît en tout cas un « digne » Professeur, un enseignant,  qui est  toujours prêt à se transformer en chef de bande et qui aurait très bien pu manipuler une poignée d’étudiants pour des casses. Son mode opératoire : d’abord, contre ce qu’il dit être un petit service, la promesse de bonnes notes et d’autres petits cadeaux pour ceux qui sont capables de rameuter « les copains », puis la location des « taxi-be » pour emmener ces étudiants à l’endroit voulu. Et là l’alchimie s’opère presque toute seule.

Ce mode opératoire a déjà fait ses preuves sous le règne de Marc Ravalomanana, ce qui a contraint ce dernier, et à augmenter le montant des bourses d’étude, et d’étendre son octroi à tous les étudiants sans exception.


Crise institutionnelle : peu d’impact sur les aides extérieures pour l’instant

Apparemment, la cacophonie politique qui rythme la vie de la nation depuis plus d’une semaine impacte peu sur la lancée de la communauté internationale quant aux aides budgétaires qu’elle nous accorde. Ainsi, la signature d’une  convention pour le renforcement des capacités de nos ordonnateurs nationaux s’est déroulée, hier, entre le ministre des Finances et le chef de la délégation de l’Union Européenne.

D’après les explications émanant du ministère des Finances, cette convention vise « l’intégration des fonctions de l’ordonnateur national dans le système national et le renforcement de la coordination entre l’ordonnateur national et ses partenaires sectoriels ». Elle s’inscrit dans le cadre de « la lutte pour la réduction de la pauvreté », d’après toujours le ministère, « à travers l’amélioration de l’efficacité de l’aide communautaire apportée à Madagascar, en ligne avec la Déclaration de Paris et le Plan d’action d’Accra, par une grande intégration des fonctions de l’Ordonnateur National dans le système national ».

Les résultats attendus sont le partage de responsabilités au sein de l’Administration en ce qui concerne les aspects de programmation, de suivi des circuits financiers et techniques, et de coordination. Les activités seront concentrées sur l’étude diagnostic de tous les aspects organisationnels des services concernés, les missions techniques d’appui à la mise en œuvre des fonctions de l’Ordonnateur National, les actions de formation et de renforcement de capacités identifiées lors de l’étude diagnostic, l’acquisition de moyens physiques et mise en place des outils informatiques, l’évaluation de l’intégration des services de l’Ordonnateur National dans le système national et de son rôle de coordination des ministères techniques et enfin l’acquisition de moyens physiques pour faciliter la coordination par les services de l’Ordonnateur National éventuellement identifiés par les évaluations mi-parcours et fin de projet.

A noter que la phase de mise en œuvre opérationnelle est fixée à 48 mois et la phase de clôture, à 24 mois.


Le gagnant d’Airtel Music Star sera révélé le 18 Avril prochain sur Trace Urban, le 25 avril à 20h30 et 26 avril à 14h55 sur la RTA. Le nom du vainqueur sera révélé par Akon, Lynnsha et Devyne


Alain Ramaroson isolé sur l’échiquier. Désillusionné. Libéré dans la soirée de mardi, le président du parti Masters a pavoisé, mais tout seul en conférence de presse. Il n’a pas mobilisé l’unanimité des gros calibres politiques derrière sa cause. Pour l’Alliance républicaine de Madagascar connue comme le groupe d’Ambodivona, l’arrestation d’Alain Ramaroson, samedi, aura été un non-évènement. Aucun commentaire ni de Andry Rajoelina, ni de Hajo Andrianainarivelo ni de Camille Vital ni de Saraha Georget Rabearisoa ni de Jean-Louis Robinson.


La IVème République est mal partie. L’Observatoire de la Vie publique, appréhende le pire. Le Sefafi a présenté au restaurant Tamboho, Ambodivona, son 13 ème recueil de communiqués portant sur la vie publique de l’an 2014. Dès le titre Les débuts chaotiques de la IV° République, le panel d’experts de l’association Sefafi craint qu’elle ne finisse dans le chaos. Le recueil commence par les attentes déçues, le retour accéléré aux mauvaises pratiques, les défaillances de l’exécutif, la « vénalité » du législatif et le tout, comme une volonté « flagrante » de ne pas vouloir la IVème République du vrai changement.


L’université recule devant les squatters. Capitulation. Le Croua, centre régional des œuvres universitaires, renonce à son projet de recensement de la population universitaire du campus d’Ankatso. Après l’ultimatum des associations d’étudiants en provenance des régions, le Croua jette l’éponge de l’assainissement des cités universitaires. Il n’y aura pas de recensement et la procédure de mutation reste au statu quo. DE quoi satisfaire toute une mafia qui prospère sur le dos des nouveaux bacheliers. Ces derniers paient 30 000 Ar par mois de loyer contre 700 Ar selon les textes. Les salons de coiffure, les cybers multiservices ou les gargotes fleurissent. 12 000 résidents sont recensés dans les cités universitaires dont la capacité plafonne à 6000 étudiants dont 2000 ne sont même pas inscrits dans les facultés.


Le prix du riz baisse sur le marché. Illusion d’optique. Après avoir connu une hausse de 20 à 30% depuis Janvier, la tendance à la baisse est confirmée par la variété riz long grain « Makalioka ». En une semaine, elle passe de 1800-2000 ariary à 1400 ariary. Le ressenti des consommateurs n’en est pas moins négatif. Le prix du riz actuel se situe à 40% supérieur à celui du mois de mars 2013.


D’autres dossiers attendent Alain Ramaroson. Ses avocats Willy Razafinjatovo et Voahangy Andriamarotafika s’insurgent contre l’acharnement diligenté contre leur client. La garde à vue d’Alain Ramaroson a été prolongée de 48 heures. Parmi les dossiers, figurent un présumé vol de voiture commis contre Marc Ravalomanana en 2013. A titre de rappel, le journaliste Soava Randriamarotafika a été auditionné pendant une heure dans la matinée.